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A 11 ans je réalise mon premier «vrai » dessin, des chevaux, et c’est peut être là le premier déclic : je griffonne à mes heures perdues (en cours, le soir tard dans ma chambre (désordonnée) de petite fille…) j’aime reproduire les tableaux impressionnistes de Monet ou de Renoir. Je me crée des petits univers où je me sent moins seule, afin d’oublier ma timidité.
A 15ans, je rentre au Lycée, où je peux pratiquer en option les Arts Plastiques. Je suis loin de l’art figuratif, mais on touche au pinceau et on aborde l’histoire de l’Art avec un grand « A ». Mon professeur me fait aimer cette discipline qu’est l’art. J’obtiens mon baccalauréat en 1998.
Je décide de stopper mes études (adieu les rêves d’architecte, de designer, ou de graphiste…), pour une vie professionnelle beaucoup plus modeste. Ce n’est pas le métier dont je rêvais, loin de mes crayons et de mes rêves d’enfant mais je me projette désormais un autre avenir, celui de fonder une famille …
A 22 ans, j’ai mon premier enfant Hugo, ma première plus belle œuvre. Puis en 2004, un autre petit rayon de soleil entre en scène, Betty. La vie familiale et le travail en usine font qu’il n’y a plus trop de place pour le dessin…
A 29 ans un matin d'août 2008, la SEP (sclérose en plaques) s’installe dans ma vie, et chamboule tout mon quotidien. Mais elle est là, et pas moyen de faire sans. C'est ainsi que je me « réfugie » dans ce qui me faisait rêver petite, la peinture et le dessin...
J'intègre donc deux ateliers pour adultes aux Beaux Arts, auprès de Gérard Laplace. Je réapprends les bases du dessin puis les bases sur la couleur... Mes crayons et pinceaux moins hésitants je commence à exposer dans mon milieu rural, de foires en fêtes. Actuellement, je tente l'expérience de la peinture à l'huile, au sein des "Amis de Brassioux". A suivre...
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5 ans que la puce a vu le jour!
Ça y est, cette fois je suis
arrivée à mon cour de dessin!!!
Pas d'accident, mais la fichue trouille de conduire.
Je ne suis plus aussi sure de moi, ni des autres d'ailleurs...
Je suis donc atterrit là-bas, un peu tendue.
Mais je me suis détendue très vite une fois les crayons en main.
C'est la magie du dessin, ça calme les moeurs!
Mes premières impressions sont divergentes.
Heureuse de voir qu'il y a des très jeunes et des moins jeunes.
Un peu moins contente de constater que l'on fait parti de la tranche qui devrait être au travail, plutôt que de s'adonner à un loisir. Ba oui, croyez moi,ça fait réfléchir... C'est une belle
remise en question cette p... de maladie.
Disons que toutes les opportunités sont bonnes, pour refaire corp avec soi-même...
et qu'après tout, je le mérite bien, non mais!
Ambiance studieuse, un peu trop, mais ce n'est qu'un premier jour.
Un peu trop nombreux pour un seul prof (il me semble), et une salle rikiki.
Quant au niveau je suis perplexe... Je ne sais pas si je suis dans le bon cour.
Je suis probablement la plus initiée de tous, et ça me gène.
Je n'ai jamais pris de cours de dessins, ce qui était un complexe, et là je me rend compte, qu'il y en a qui débute réellement, qui ne savent vraiment pas par quoi commencer,
qui ne connaisse pas ce qu'est un fusain, une sanguine...
J'attends de voir par la suite, ce n'est qu'un premier jour.